La RSE, ça vous dit quelque chose ?

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) regroupe l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du développement durable, c’est-à-dire être économiquement viable, avoir un impact positif sur la société et mieux respecter l’environnement.

D’après le rapport du second baromètre de la RSE réalisé par EkoDev & ViaVoice en 2016, 66% des salariés sondés ne savaient pas donner une définition de la RSE.

5 ans plus tard, les choses ont changé. Dans le dernier rapport de 2020, 54% des répondants ont la bonne définition de la RSE. 86% déclarent même s’intéresser davantage au sujet et 40% des répondants estiment que la RSE est un sujet important en entreprise.

L’intérêt ne s’arrête pas aux collaborateurs. Le sujet préoccupe toutes les parties prenantes en relation avec l’entreprise : clients, investisseurs, fournisseurs.

Plus encore, les entreprises pour qui l’impact social et environnemental de leur activité est le cadet de leurs soucis, sont dans le collimateur des ONG, des médias et des citoyens. Ces derniers n’ont aucun scrupule à les condamner à coup de posts sur les réseaux sociaux, d’articles cinglants et parfois de fake news.

Les enjeux sociaux, économiques et environnementaux ne sont plus de simples effets de mode pour faire le buzz. Ils sont une réalité présente et urgente.  Une réalité que vous devez en tant qu’entreprise (et quelle que soit votre taille) prendre au sérieux si vous voulez performer sur la scène économique. Dans cet article, nous aborderons principalement la responsabilité sociale.

RSE et croissance économique : un mariage gagnant

En quoi le dialogue social, la réduction des déchets, le sens au travail ou l’amélioration des conditions de travail des salariés qui sont des sujets RSE influencent positivement la performance de votre entreprise ?

À première vue, on pourrait penser que croissance économique et RSE n’ont rien à faire ensemble. Pourtant, elles ont tout à faire ensemble.

À titre d’exemple, selon une étude menée par l’Université Paris Dauphine avec le soutien de l’AFNOR, l’implication des salariés dans les démarches environnementales de leur entreprise augmente leur productivité. Dans les entreprises ayant mis en place la norme environnementale ISO 14001, les résultats suggèrent que la productivité des collaborateurs serait accrue de 16%[1]. Et qui dit augmentation de la productivité, dit retombée positive pour votre business.

Dans la même lignée, en 2015, la revue Harvard Business Review, publie une enquête mettant en évidence que les CEOs considérés comme les plus performants, ont engagé leurs entreprises dans la RSE.

Il ne s’agit donc plus de surfer sur une tendance en bidouillant une communication RSE bullshit pour rendre votre entreprise attractive. Plus personne n’est dupe. Preuve en est, les dénonciations agrémentées de # pullulent sur la toile.

Par exemple, le compte twitter : @balancetonimpac. Qui balance des actions et des acteurs à impact « positif », en utilisant des hashtag comme : #Impact #Diversite #Inclusion #Tech4good #Climat #Eco #Engagement #RSE et/ou #ESS

Si aux yeux de la Loi, la démarche RSE reste encore basée sur une démarche volontaire pour les PME et TPE (la loi Grenelle II de 2010 a rendu obligatoire l’élaboration d’un rapport RSE pour les « grosses entreprises »), bien souvent ce n’est pas ce que pensent vos investisseurs, clients, collaborateurs, partenaires et concurrents. À leurs yeux, la RSE n’est pas une option. C’est une obligation.

Pour maintenir le cap face à la concurrence et accroitre votre performance, vous n’avez plus le choix : la stratégie financière classique ne suffit plus. Il faut devenir une entreprise citoyenne. Pour cela, vous devez penser RSE, réfléchir RSE, investir RSE et agir RSE.


Comment la RSE impacte-t-elle positivement la croissance économique de votre entreprise ?

Pour comprendre comment la RSE impacte positivement la santé économique de votre entreprise, il faut prendre en compte deux paramètres :


Des collaborateurs engagés sont des collaborateurs productifs

Favoriser l’épanouissement des collaborateurs est la clé de la prospérité financière et économique.

La recette est connue de tous. Les salariés qui se sentent bien dans leur équipe, qui entretiennent de bonnes relations de travail et qui se sentent utiles sont nettement plus performants que ceux qui ne le sont pas.

Pourtant de nombreuses entreprises continuent de fonctionner sur un modèle désuet où les dirigeants se sentent possédés d’une toute-puissance leur permettant de diriger les collaborateurs à la baguette.

Ce temps touche à sa fin. Les collaborateurs d’aujourd’hui sont les millenials et la génération Z en quête de sens. Pour eux, le rapport au travail n’est plus une simple relation de subordination.

Ils cherchent désormais une relation de confiance, des valeurs communes, des conditions de travail qui favorisent le bien-être ou le mieux-être. Ils sont particulièrement attentifs à la culture managériale, à l’identité, à l’image de l’entreprise et à son impact sur la société. Leur engagement dépend de ces critères. En somme, vos salariés sont vos premiers ambassadeurs.

Sans eux, votre entreprise ne fonctionne pas. Il est donc judicieux de les traiter comme de réels partenaires et collaborateurs car s’ils ont envie de s’investir dans votre entreprise, ils seront plus productifs.  C’est ainsi que se forme le cercle vertueux de la croissance économique.

Certains rétorqueront qu’il y aura toujours de la main-d’œuvre motivée par l’appât de l’argent. Mais de nombreuses études ont démontré que l’argent ou le statut social ne sont pas des raisons suffisantes pour maintenir un collaborateur motivé et productif [2]

Un cadre de travail déshumanisé impacte l’humeur, l’estime de soi. Et par ricochet la productivité.

L’argent, l’énergie et le temps que vous dépensez à recruter, payer, former et manager n’ont alors que peu de retour sur investissement.


Une entreprise soucieuse de son impact environnemental est attractive

La pandémie que nous vivons depuis un an a généré une prise de conscience aussi virale que le virus Covid lui-même. De nombreux actifs ont quitté le « costume-cravate » pour des métiers artisanaux et agricoles.

Les GAFA sont dans la ligne de mire des médias et des politiques. Ils sont obligés de se justifier, Bill Gates a d’ailleurs publié un livre, en février 2021, « How to avoid a climate disaster. The solutions we have and the breakthroughs we need ».

Les consommateurs sont solidaires des commerces de proximité et s’intéressent de plus près aux circuits de production et à l’impact environnemental et social des produits qu’ils achetaient autrefois les yeux fermés.

Ces exemples devenus monnaie courante montrent que la préservation de la biodiversité, la protection de l’environnement sont dans la tête des citoyens. Et ces citoyens sont vos clients, vos partenaires, vos fournisseurs, vos collaborateurs et vos investisseurs.

Dans la réalité, il s’agit alors de transmettre des informations permettant aux investisseurs de mieux évaluer les risques que pourrait causer votre activité sur la société. S’ils constatent à travers des données concrètes que vous tenez compte de votre impact positif sur la Société, ils seront prêts à injecter de l’argent dans votre entreprise.

Autre exemple : être transparent sur l’impact qu’a votre circuit de production sur la société, sur les valeurs de votre structure et sur vos engagements. Des points dont se soucient vos clients et futurs collaborateurs.

Comment mettre en pratique la RSE au service de votre croissance ?

Vous l’aurez compris, la RSE est un outil stratégique au service de votre performance.

Pour mettre en pratique une démarche RSE à impact social positif, vous pouvez par exemple commencer par faire un état des lieux de votre activité sur la qualité de vie au travail. Au moyen d’indicateurs concrets et mesurables, vous établirez des objectifs d’amélioration et de progression. 

Voici une liste non exhaustive d’indicateurs à prendre en compte :

  • Le niveau de satisfaction professionnelle
  • Le taux de présentéisme
  • La satisfaction des relations de travail
  • Le taux d’absentéisme
  • Le nombre de formations effectuées par an et par salarié
  • Le nombre et types d’actions mises en place pour améliorer les conditions de travail
  • Le niveau de confiance et d’appartenance à l’organisation
  • etc

Ces actions sont un bon début. Mais elles ne valent rien sans une communication et une formation solides de vos managers et salariés. Si par exemple vos managers ignorent ce qu’est la RSE, en quoi elle est nécessaire pour fidéliser les collaborateurs et les maintenir motivés, il y a peu de chance qu’elle contribue positivement à votre croissance.

Une chose est sûre : une stratégie RSE gagnante passe par une démarche collaborative.

Ensuite, vous pouvez consigner votre diagnostic RSE et votre plan d’action dans une charte, un rapport RSE. Ce rapport servira de base pour communiquer avec vos partenaires, vos éventuels investisseurs et vos clients en toute transparence. Ils auront ainsi une vue d’ensemble de l’impact qu’a votre entreprise sur la société et pourront faire des choix plus éclairés.

En résumé, ne sous-estimez pas la RSE. C’est un investissement qui fait du bien à vos collaborateurs, à votre santé économique et à notre chère planète.

Et comme on sait que tous ces indicateurs peuvent vous donner le tournis, on vous propose de vous accompagner. Grâce à nos équipes et notre outil SIRH, nous prenons les choses en main et nous vous accompagnons dans la construction de votre stratégie RSE.  

On fait un premier pas maintenant ?

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